Interview de Monsieur Loïc Duchamp

Interview de Loïc Duchamp

 

Monsieur Loïc Duchamp, 26 ans, généalogiste touristique et familial et Président de l’association de tourisme généalogique MoveyourTour nous offre la chance de pouvoir l’interviewer sur son activité.

 

Questions/ Réponses :

 

  1. Pourrais-tu nous présenter un peu ton parcours ?

Oui bien sûr ! Alors, j’ai réalisé des études dans le domaine touristique, pour être plus précis un BTS tourisme avec le Centre National d’Etudes à Distance (CNED) pour devenir technicien d’accueil touristique puis j’ai enchaîné sur un Diplôme Universitaire Entrepreneuriat en création d’entreprise à l’ Institut d’Administration des Entreprises (IAE) de Bayonne, finalement j’ai complété avec un second Diplôme Universitaire en Généalogie Familiale à l’Université de Nîmes (mention Bien) qui est la meilleure formation dans ce domaine. Aujourd’hui je suis à mon propre compte en tant que généalogiste touristique et familial et je suis également Président d’une association de tourisme généalogique nommée Move your Tour.

 

  1. Comment t’es venu ton intérêt pour la généalogie ?

La généalogie m’est venue vers mes 18 ans, transmise par ma mère qui elle-même faisait des recherches généalogiques depuis quelques temps. En effet, elle enquêtait sur la famille de son père qu’elle ne connaissait absolument pas, une famille où se sont succédés de nombreux drames : mon arrière-grand-mère est décédée lorsque mon grand-père était jeune, décédée à une crise d’albumine (surplus de sucre dans le sang), maladie qui touchait de nombreuses femmes enceintes à cette époque. Sa famille est marquée par des morts peu communes : je pourrai citer mon trisaïeul décédé pendant la guerre d’un obus reçu en pleine face, selon un document récupéré auprès de la Croix-Rouge qui l’atteste, ou encore le père de ce soldat qui pourrait avoir été assassiné, par Joseph Vacher le 4 Novembre 1896, un des premiers tueurs en série français. Cet ancêtre maquignon fut tué en revenant du Café Derne à Bougé Chambalud, il ne revint jamais chez lui à Epinouze. Seul son cheval revint au domicile familial, il sera retrouvé le lendemain gisant sur la route et il expira dans son lit le 4 novembre 1896 mort avec le crâne écrasé par des sabots. On aurait pu supposer qu’il s’agisse d’un voleur de grands chemins mais le corps du défunt n’avait pas été pillé. Ce qui est d’autant plus troublant, c’est qu’il n’avait pas le profil type de victime pour Joseph VACHER, bien que ce dernier de part ses impulsions meurtrières tuait tout ce qui bougeait sur son passage … Un cousin éloigné du côté paternel de celui-ci est guillotiné sur ordre d’un juge de paix pour le meurtre de son beau-frère, et l’on découvre après quelques recherches que son meurtre avait été commandité par le juge lui-même, amoureux de la sœur du condamné. Une autre aïeule, cette fois ci côté paternel, nommée Catherine PEALLA veuve JOUBERT est morte à 65 ans poignardée par un mystérieux personnage connu du voisinage, il l’a tué de plusieurs coups de couteaux dans le dos.

 

Les anecdotes drôles ne manquent pas non plus dans les recherches que j’effectue pour mes clients, pour l’un d’eux, j’ai mis au jour un meurtre dans un cimetière. La victime était un pharmacien tombé dans un guet-apens, il a été étranglé et l’on a essayé de faire passer ce meurtre pour un suicide mais la corde est retrouvée à plusieurs mètres du corps. Le cimetière s’en retrouve désacralisé durant une semaine, le temps d’organiser une cérémonie pour purifier l’endroit ! Une autre histoire plutôt insolite concernant l’aïeule d’un de ses clients , elle devient veuve à 37 ans, elle se marie avec le frère de son ex-belle-mère, qui avait 80 ans. Ils restent mariés onze ans jusqu’à la mort de l’époux. On pourrait penser que cette dernière attend la mort du vieil homme pour empocher son argent, cependant on apprend dans leur contrat de mariage que c’est elle qui apporte l’argent et doit subvenir à l’éducation de ses enfants. Les histoires passionnantes ne manquent pas sur Gallica qui regroupe de nombreux articles de la presse ancienne.

 

  1. Qu’est-ce que l’association MoveyourTour dont tu es le Président ? A qui s’adresse t-elle ?

L’association MoveyourTour promeut une valorisation du patrimoine local et propose des offres touristiques au travers de la généalogie. Cela peut se faire sous forme de parcours soit sur la vie de vos ancêtres soit sur celle d’une personnalité locale. Elle s’adresse à tout le monde, vieux comme jeune, des familles, des français, des voyageurs à la recherche de leurs racines ou tout simplement des amateurs d’histoire. Notre association propose à côté de cela des services de recherches généalogiques classiques. Le nom que nous lui avons donné n’est pas choisi par hasard, un nom à consonance anglophone car elle a vocation à être internationale, une partie de notre clientèle est étrangère et nos activités sont implantées dans plusieurs pays. Nous avons tout de même cherché un nom qui serait compris par ceux qui ne parleraient pas la langue de Shakespeare avec des mots transparents : Move pour l’idée de mouvement, de déplacements ; your pour indiquer la personnalisation ; et Tour pour le tourisme. Nous avons rajouté une accroche « Marcher sur les traces de vos ancêtres, le voyage au service de la généalogie » pour souligner que c’est vous qui ferez le voyage et que nous vous aiderons dans son organisation. Nous avons notre page Facebook et notre site internet où nous vous dévoilons quelques-unes de nos enquêtes, je vous invite à y jeter un coup d’œil.

Interview de Loïc Duchamp

 

Monsieur Loïc Duchamp, 26 ans, généalogiste touristique et familial et Président de l’association de tourisme généalogique MoveyourTour nous offre la chance de pouvoir l’interviewer sur son activité.

 

Questions/ Réponses :

 

  1. Pourrais-tu nous présenter un peu ton parcours ?

Oui bien sûr ! Alors, j’ai réalisé des études dans le domaine touristique, pour être plus précis un BTS tourisme avec le Centre National d’Etudes à Distance (CNED) pour devenir technicien d’accueil touristique puis j’ai enchaîné sur un Diplôme Universitaire Entrepreneuriat en création d’entreprise à l’ Institut d’Administration des Entreprises (IAE) de Bayonne, finalement j’ai complété avec un second Diplôme Universitaire en Généalogie Familiale à l’Université de Nîmes (mention Bien) qui est la meilleure formation dans ce domaine. Aujourd’hui je suis à mon propre compte en tant que généalogiste touristique et familial et je suis également Président d’une association de tourisme généalogique nommée Move your Tour.

 

  1. Comment t’es venu ton intérêt pour la généalogie ?

La généalogie m’est venue vers mes 18 ans, transmise par ma mère qui elle-même faisait des recherches généalogiques depuis quelques temps. En effet, elle enquêtait sur la famille de son père qu’elle ne connaissait absolument pas, une famille où se sont succédés de nombreux drames : mon arrière-grand-mère est décédée lorsque mon grand-père était jeune, décédée à une crise d’albumine (surplus de sucre dans le sang), maladie qui touchait de nombreuses femmes enceintes à cette époque. Sa famille est marquée par des morts peu communes : je pourrai citer mon trisaïeul décédé pendant la guerre d’un obus reçu en pleine face, selon un document récupéré auprès de la Croix-Rouge qui l’atteste, ou encore le père de ce soldat qui pourrait avoir été assassiné, par Joseph Vacher le 4 Novembre 1896, un des premiers tueurs en série français. Cet ancêtre maquignon fut tué en revenant du Café Derne à Bougé Chambalud, il ne revint jamais chez lui à Epinouze. Seul son cheval revint au domicile familial, il sera retrouvé le lendemain gisant sur la route et il expira dans son lit le 4 novembre 1896 mort avec le crâne écrasé par des sabots. On aurait pu supposer qu’il s’agisse d’un voleur de grands chemins mais le corps du défunt n’avait pas été pillé. Ce qui est d’autant plus troublant, c’est qu’il n’avait pas le profil type de victime pour Joseph VACHER, bien que ce dernier de part ses impulsions meurtrières tuait tout ce qui bougeait sur son passage … Un cousin éloigné du côté paternel de celui-ci est guillotiné sur ordre d’un juge de paix pour le meurtre de son beau-frère, et l’on découvre après quelques recherches que son meurtre avait été commandité par le juge lui-même, amoureux de la sœur du condamné. Une autre aïeule, cette fois ci côté paternel, nommée Catherine PEALLA veuve JOUBERT est morte à 65 ans poignardée par un mystérieux personnage connu du voisinage, il l’a tué de plusieurs coups de couteaux dans le dos.

 

Les anecdotes drôles ne manquent pas non plus dans les recherches que j’effectue pour mes clients, pour l’un d’eux, j’ai mis au jour un meurtre dans un cimetière. La victime était un pharmacien tombé dans un guet-apens, il a été étranglé et l’on a essayé de faire passer ce meurtre pour un suicide mais la corde est retrouvée à plusieurs mètres du corps. Le cimetière s’en retrouve désacralisé durant une semaine, le temps d’organiser une cérémonie pour purifier l’endroit ! Une autre histoire plutôt insolite concernant l’aïeule d’un de ses clients , elle devient veuve à 37 ans, elle se marie avec le frère de son ex-belle-mère, qui avait 80 ans. Ils restent mariés onze ans jusqu’à la mort de l’époux. On pourrait penser que cette dernière attend la mort du vieil homme pour empocher son argent, cependant on apprend dans leur contrat de mariage que c’est elle qui apporte l’argent et doit subvenir à l’éducation de ses enfants. Les histoires passionnantes ne manquent pas sur Gallica qui regroupe de nombreux articles de la presse ancienne.

 

  1. Qu’est-ce que l’association MoveyourTour dont tu es le Président ? A qui s’adresse t-elle ?

L’association MoveyourTour promeut une valorisation du patrimoine local et propose des offres touristiques au travers de la généalogie. Cela peut se faire sous forme de parcours soit sur la vie de vos ancêtres soit sur celle d’une personnalité locale. Elle s’adresse à tout le monde, vieux comme jeune, des familles, des français, des voyageurs à la recherche de leurs racines ou tout simplement des amateurs d’histoire. Notre association propose à côté de cela des services de recherches généalogiques classiques. Le nom que nous lui avons donné n’est pas choisi par hasard, un nom à consonance anglophone car elle a vocation à être internationale, une partie de notre clientèle est étrangère et nos activités sont implantées dans plusieurs pays. Nous avons tout de même cherché un nom qui serait compris par ceux qui ne parleraient pas la langue de Shakespeare avec des mots transparents : Move pour l’idée de mouvement, de déplacements ; your pour indiquer la personnalisation ; et Tour pour le tourisme. Nous avons rajouté une accroche « Marcher sur les traces de vos ancêtres, le voyage au service de la généalogie » pour souligner que c’est vous qui ferez le voyage et que nous vous aiderons dans son organisation. Nous avons notre page Facebook et notre site internet où nous vous dévoilons quelques-unes de nos enquêtes, je vous invite à y jeter un coup d’œil. Je créé aussi des émissions radios pour parler de personnalités locales ou de thématiques liées à la généalogie.

 

  1. Combien de membres compte-t-elle et quelles régions couvrent-elle?

Move your Tour se compose de 16 ambassadeurs : 4 à l’étranger, sur la Suisse, l’Espagne (Catalogne), l’Italie  du Nord (de Turin jusqu’à Milan) et la Belgique.  Le reste de nos ambassadeurs se concentrent sur le reste de la France : dans la région Auvergne-Rhône-Alpes, la Normandie et le Nord-Pas-de-Calais, l’Ile-de-France, la région PACA et l’Occitanie, je m’occupe pour ma part des départements de de l’Ardèche et de la Drôme ainsi que de la région du Velay et le département de l’Isère, il nous manque encore des ambassadeurs sur le littoral atlantique : la Bretagne et le Sud-Ouest notamment dans la région bordelaise et dans le Grand-Est. Si au passage certains seraient intéressés, vous pouvez directement envoyer votre C.V et votre lettre de motivation à moc.r1603571159uotru1603571159oyevo1603571159m@tca1603571159tnoc1603571159.

 

  1. As-tu rencontré des difficultés dans la création de l’association ? Est-ce que la COVID-19 a joué un impact dans ton installation ?

Bien évidemment, comme tout nouvel entrepreneur, dû au large spectre de recherches, que ce soit dans la recherche d’ambassadeurs, dans la recherche de circuits à proposer ou dans la recherche de financements pour notre projet. En raison du contexte sanitaire nous avons eu beaucoup de financements annulés, de nombreux contrats qui n’ont pas pu se faire et forcément cela a eu un impact financier conséquent sur nos activités.

Au jour d’aujourd’hui ce n’est pas une activité dont je peux vivre, je suis obligé d’occuper un poste à côté dans le domaine touristique. J’ai installé ma micro-entreprise de recherches généalogiques en 2019 mais j’espère pouvoir vivre pleinement de cette activité de tourisme généalogique d’ici 5-6 ans, si les conditions deviennent plus propices [ndlr : et c’est tout ce qu’on lui souhaite].

 

  1. Pourrais-tu conseiller le DU de généalogie de Nîmes ? Qu’est-ce qui t’a plu et au contraire déplu dans cette formation ? quelles sont les matières abordées ?

Oui sans aucun souci, il s’agit d’une formation vraiment très complète que l’on peut réaliser en présentiel ou à distance. J’ai beaucoup apprécié le contenu du programme notamment les cours de paléographie et d’héraldique, nous avons été amenés à réaliser de la paléographie jusqu’en 1600 par exemple. Ce que je pourrai reprocher à ce diplôme, c’est que certains points sont trop théoriques, le dossier de recherches généalogique que nous devons réaliser commence très tardivement alors que le diplôme ne dure pas une année complète. Le niveau exigé aux examens d’histoire moderne est conséquent et bien que l’héraldique soit une matière fort intéressante, j’aurai apprécié travailler sur davantage de famille après la Révolution Française.

 

  1. Est-ce que tu penses que la généalogie peut être un sujet qui intéresse les jeunes ?

Absolument, mais ce que je constate, c’est que les jeunes s’y intéresse encore de manière solitaire. Ce constat se fait aussi dans les associations et cercles généalogiques, où l’on retrouve peu de jeunes. C’est pourquoi il faut trouver des moyens de rassembler toutes ces personnes, de les faire se rencontrer, que ce soit en ligne ou ailleurs, trouver comment les intéresser à notre passion commune. C’est en tout cas ce que je tente de faire via mon association et ma micro-entreprise en leur proposant de parcours des lieux où ont vécus leur ancêtre, de rencontrer des acteurs de l’histoire locale.

 

  1. Pourrait-t-on proposer, selon toi, les recherches généalogiques dans les établissements scolaires ?

Oui car la généalogie est une vraie discipline, au même titre que d’autres sciences : elle intègre des notions d’une part de philosophie pour comprendre la mentalité et les idées de nos ancêtres, d’autre part de géographie du fait que l’on peut avoir des origines plus ou moins lointaines et finalement de sociologie, car il ne faut pas oublier de mettre un contexte aux histoires qui nous précèdent et qui ont certainement eu un impact sur les déplacements de nos ancêtres dans le temps. Je monte avec mon équipe un projet en partenariat avec une radio pour sensibiliser les jeunes dans les établissements scolaires à ce sujet.

 

  1. Que conseillerais-tu à des jeunes qui souhaiteraient plus tard se lancer dans des activités en rapport avec la généalogie ?

Qu’ils s’arment de beaucoup de patience avant tout, qu’ils soient passionnés et investis dans ce qu’ils font. Je dirai qu’il ne faut pas avoir peur des freins, des obstacles il y en aura toujours, comme je l’ai dit j’en ai personnellement rencontré au moment de mon installation. Pour terminer avoir un réseau, essayer de le construire le plus tôt possible, j’ai débuté le mien il y a de cela 8 ans et multiplier les rencontres et les contacts avec des professionnels.

 

 

  1. Une question peut-être un peu bête mais comment peut-on te joindre sur les réseaux ?

 

Sur Facebook :

Loïc Duchamp : https://www.facebook.com/LoicDuchampMoveYourTour

MoveyourTour : https://www.facebook.com/MoveYourTour/?tn-str=k*F

 

Sur Instagram :

Loïc Duchamp : https://www.instagram.com/duchampgeneaservices/?hl=fr

 

Sur Twitter :

Loïc Duchamp : https://twitter.com/LDGenealogie

MoveyourTour : https://twitter.com/moveyourtour?lang=fr

 

Le site de MoveYourTour : https://www.moveyourtour.com/

Mail : rf.eg1603571159naro@1603571159ruotr1603571159uoyev1603571159om.tc1603571159atnoc1603571159

Tél : 06.67.69.82.56

 

  1. Combien de membres compte-t-elle et quelles régions couvrent-elle?

Move your Tour se compose de 16 ambassadeurs : 4 à l’étranger, sur la Suisse, l’Espagne (Catalogne), l’Italie  du Nord (de Turin jusqu’à Milan) et la Belgique.  Le reste de nos ambassadeurs se concentrent sur le reste de la France : dans la région Auvergne-Rhône-Alpes, la Normandie et le Nord-Pas-de-Calais, l’Ile-de-France, la région PACA et l’Occitanie, je m’occupe pour ma part des départements de de l’Ardèche et de la Drôme ainsi que de la région du Velay et le département de l’Isère, il nous manque encore des ambassadeurs sur le littoral atlantique : la Bretagne et le Sud-Ouest notamment dans la région bordelaise et dans le Grand-Est. Si au passage certains seraient intéressés, vous pouvez directement envoyer votre C.V et votre lettre de motivation à moc.r1603571159uotru1603571159oyevo1603571159m@tca1603571159tnoc1603571159.

 

  1. As-tu rencontré des difficultés dans la création de l’association ? Est-ce que la COVID-19 a joué un impact dans ton installation ?

Bien évidemment, comme tout nouvel entrepreneur, dû au large spectre de recherches, que ce soit dans la recherche d’ambassadeurs, dans la recherche de circuits à proposer ou dans la recherche de financements pour notre projet. En raison du contexte sanitaire nous avons eu beaucoup de financements annulés, de nombreux contrats qui n’ont pas pu se faire et forcément cela a eu un impact financier conséquent sur nos activités.

Au jour d’aujourd’hui ce n’est pas une activité dont je peux vivre, je suis obligé d’occuper un poste à côté dans le domaine touristique. J’ai installé ma micro-entreprise de recherches généalogiques en 2019 mais j’espère pouvoir vivre pleinement de cette activité de tourisme généalogique d’ici 5-6 ans, si les conditions deviennent plus propices [ndlr : et c’est tout ce qu’on lui souhaite].

 

  1. Pourrais-tu conseiller le DU de généalogie de Nîmes ? Qu’est-ce qui t’a plu et au contraire déplu dans cette formation ? quelles sont les matières abordées ?

Oui sans aucun souci, il s’agit d’une formation vraiment très complète que l’on peut réaliser en présentiel ou à distance. J’ai beaucoup apprécié le contenu du programme notamment les cours de paléographie et d’héraldique, nous avons été amenés à réaliser de la paléographie jusqu’en 1600 par exemple. Ce que je pourrai reprocher à ce diplôme, c’est que certains points sont trop théoriques, le dossier de recherches généalogique que nous devons réaliser commence très tardivement alors que le diplôme ne dure pas une année complète. Le niveau exigé aux examens d’histoire moderne est conséquent et bien que l’héraldique soit une matière fort intéressante, j’aurai apprécié travailler sur davantage de famille après la Révolution Française.

 

  1. Est-ce que tu penses que la généalogie peut être un sujet qui intéresse les jeunes ?

Absolument, mais ce que je constate, c’est que les jeunes s’y intéresse encore de manière solitaire. Ce constat se fait aussi dans les associations et cercles généalogiques, où l’on retrouve peu de jeunes. C’est pourquoi il faut trouver des moyens de rassembler toutes ces personnes, de les faire se rencontrer, que ce soit en ligne ou ailleurs, trouver comment les intéresser à notre passion commune. C’est en tout cas ce que je tente de faire via mon association et ma micro-entreprise en leur proposant de parcours des lieux où ont vécus leur ancêtre, de rencontrer des acteurs de l’histoire locale.

 

  1. Pourrait-t-on proposer, selon toi, les recherches généalogiques dans les établissements scolaires ?

Oui car la généalogie est une vraie discipline, au même titre que d’autres sciences : elle intègre des notions d’une part de philosophie pour comprendre la mentalité et les idées de nos ancêtres, d’autre part de géographie du fait que l’on peut avoir des origines plus ou moins lointaines et finalement de sociologie, car il ne faut pas oublier de mettre un contexte aux histoires qui nous précèdent et qui ont certainement eu un impact sur les déplacements de nos ancêtres dans le temps. Je monte avec mon équipe un projet en partenariat avec une radio pour sensibiliser les jeunes dans les établissements scolaires à ce sujet.

 

  1. Que conseillerais-tu à des jeunes qui souhaiteraient plus tard se lancer dans des activités en rapport avec la généalogie ?

Qu’ils s’arment de beaucoup de patience avant tout, qu’ils soient passionnés et investis dans ce qu’ils font. Je dirai qu’il ne faut pas avoir peur des freins, des obstacles il y en aura toujours, comme je l’ai dit j’en ai personnellement rencontré au moment de mon installation. Pour terminer avoir un réseau, essayer de le construire le plus tôt possible, j’ai débuté le mien il y a de cela 8 ans et multiplier les rencontres et les contacts avec des professionnels.

 

 

  1. Une question peut-être un peu bête mais comment peut-on te joindre sur les réseaux ?

 

Sur Facebook :

Loïc Duchamp : https://www.facebook.com/LoicDuchampMoveYourTour

MoveyourTour : https://www.facebook.com/MoveYourTour/?tn-str=k*F

 

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Loïc Duchamp : https://www.instagram.com/duchampgeneaservices/?hl=fr

 

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Loïc Duchamp : https://twitter.com/LDGenealogie

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Le site de MoveYourTour : https://www.moveyourtour.com/

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Tél : 06.67.69.82.56

Projet collaboratif d’indexation

Bonjour à tous,

L’AJG a le plaisir de vous présenter son nouveau projet collaboratif d’indexation.

Il s’agira de relevés d’actes de naissance, mariage ou décès (pour l’Etat-Civil) ou d’actes de baptêmes, mariage religieux ou sépulture (pour les registres paroissiaux).

Nous utilisons notamment pour ce faire le logiciel d’indexation NIMEGUE. Pour l’utiliser, il suffit de télécharger le logiciel via le lien suivant :

https://www.cegfc.net/www/nimegue/nimegue/index.html

Des fiches techniques et vidéos sont présentes sur le site du CEGFC afin de vous aider dans votre travail.

Les relevés ainsi indexés seront mis en ligne d’une part dans la base de données Généabank et d’autre part sur la base de données Expoactes (par notre compte AJG Actes) et consultables par tous nos membres. A noter qu’il est également possible d’importer sur Expoactes des relevés en fichier Excel sous format .CSV (comme sur Geneanet). On privilégie de séparer les prénoms et patronymes des individus et d’indiquer la date en format jj/mm/AAAA. N’hésitez pas à demander en cas de doute nos coordinateurs pour vous envoyer un fichier-type.

Vous souhaitez y participer ? Bien évidemment ! Ce projet est ouvert à tous, sans limite d’âge et concerne tous les pays francophones.

Nos coordinateurs Damien Castagnet-Meric et Jérôme Jeannelle restent à votre disposition pour vous aiguiller dans l’utilisation de NIMEGUE ou pour répondre à tous soucis techniques.

Si vous souhaitez participer, envoyez-nous une demande sur notre mail moc.l1603571159iamg@1603571159setsi1603571159golae1603571159neg.e1603571159nuej.1603571159ossa1603571159 .

 

Damien Castagnet-Meric et Jérôme Jeannelle

Partenariat avec Filae

Bonjour à tous !

J’ai l’honneur de vous annoncer que nous avons obtenu un partenariat avec Filae ! Ils offrent à tous les adhérents de l’AJG une remise de 25% sur les abonnements (mensuel : 9,30 € au lieu de 12,40 €; semestriel : 37,42 € au lieu de 49,90 €; annuel : 59,99 € au lieu de 79,99 €).

Vous n’êtes pas encore adhérent ? Inscrivez-vous, l’association est ouverte à tous : http://genjeune.free.fr/index.php/adhesion/

Il vous suffit simplement de remplir un bulletin d’adhésion, c’est gratuit pour les moins de 35 ans, alors n’hésitez pas, rejoignez nous !

Retrouvez nous sur notre groupe privé Facebook ! Un mini-questionnaire est nécessaire avant validation pour toute inscription.

Pour toutes questions, je suis à votre disposition.

À très bientôt.

Matéo CHASSAING

Ressources et outils généalogiques utiles

Liens utiles pour les généalogistes…

Approfondissement, illustration et structuration des recherches (outils et ressources)

 

En débutant notre généalogie, à la découverte de nos aïeux, il nous arrive souvent d’être submergé par de nombreux sites qui au final ne nous permettent pas d’avancer dans nos recherches.

C’est pour cela que l’Association des Jeunes Généalogistes a choisit de vous partager les liens indispensables à une pratique de la généalogie valorisante et passionnante.

Des sites collaboratifs aux blogs, en passant par la cartographie, ces liens sont classés par thèmes pour permettre à tout novice de se lancer facilement et avec de nombreux repères dans la généalogie…

 

Ressources et outils généalogiques utiles

Interview de Jérôme Malhache, Généalogiste professionnel

Le 4 avril dernier, Théo-Franck Hamaissi a eu le plaisir d’interviewer Jérôme Malhache, généalogiste professionnel.

*”Q” : “Question” / “R” : “Réponse”.

Q : Quand et Comment avez-vous découvert la généalogie ?

R : Il y a longtemps, quand j’étais adolescent. Je serai incapable de vous dire quand… Peut-être vers 13-14 ans, j’ai voulu mettre un mot sur cette interrogation familiale : Qui étaient mes ancêtres ?

Q : Jusqu’où remontez-vous aujourd’hui ?

R : Dans ma généalogie personnelle, pas très loin. Aux alentours du XVIIe siècle à peu près. Je l’ai mise de côté, et il y a des lacunes en Lorraine.

Q : Avez-vous déposé un arbre sur Geneanet ?

R : Non, je n’ai rien déposé. Je sais qu’une cousine l’a faite, mais pas moi.

Q : Comment était-ce perçu à l’époque un jeune généalogiste, qu’en disaient vos parents ?

R : Je n’en parlais pas. Mais ça ne m’obsédait pas. Et je n’en parlais pas, je n’avais pas de contacts. Je faisais ça dans mon coin. Nous étions dans les années 1970, je ne connais pas encore le mot de « généalogie ».

Q : Comment travaillez-vous ? Combien de temps pour un arbre complet ?
R : Souvent il ne s’agit pas de faire un arbre, les clients ont déjà commencé des recherches. Ce sont souvent des questions un peu particulières, un blocage à démêler : Le client m’expose son problème, je lui fais un devis, s’il accepte je travaille.
Q : Et le temps de travail ?

R : Ça c’est très variable. Parfois une journée aux archives suffit, et parfois les recherches s’étendent, une recherche en entraîne une autre ; Certains clients se remanifestent après des années. Normalement une demande est bouclée en un trimestre.

Q : Et combien demandez-vous aux clients ?

R : 320 euros la journée. Et pour arriver à des revenus raisonnables, qui ne sont pas des revenus de cadre supérieur, je fais aussi de la formation, de l’animation d’atelier. Je collabore ponctuellement avec la Revue Française de Généalogie. Bien gagner sa vie comme généalogiste professionnel familial est
compliqué, ou alors il faut faire des tarifs exorbitants, ce que j’ai déjà vu, mais il faut rester dans la moyenne acceptable, et je suis dans la moyenne. De plus, si je travaille une vingtaine de jours, ce n’est pas vingt jours facturés, car je ne travaille pas sur un dossier à plein temps.

Q : Quelles sont les différences entre un professionnel et un amateur ? Est-ce que n’importe quel amateur peut être généalogiste professionnel ?

R : Des différences, il y en a beaucoup . Beaucoup d’amateurs pourraient nous donner des leçons. La différence majeure est qu’un professionnel ne choisit pas son sujet, il est imposé par le client. Du jour au lendemain on lui soumet une question, et là soit il la prend et il cherche à donner satisfaction à son client, soit il ne la prend pas. Il y a des cas où je me déclare incompétent, comme en Alsace notamment avec les particularismes de là-bas. Dans ce cas-là j’aiguille le client vers un confrère qui saura lui donner satisfaction. Il faut savoir reconnaître ses points faibles.

Q : Vous avez travaillé pour la télévision, que pouvez-vous nous en dire ?

R : Je n’ai jamais travaillé à la télévision. J’ai travaillé ponctuellement avec des productions américaines dans l’établissement de leurs productions, mais je n’ai jamais collaboré à un programme de télévision.

Q : Mais vous êtes apparu dans une émission en 2014 me semble-t-il avec l’un de vos clients, monsieur Fougou ?

R : Oui, j’apparaissais dans un reportage. Mais je n’ai pas collaboré avec la chaîne.

Q : Quels conseils donneriez-vous à un jeune qui souhaite devenir généalogiste familial ?

R : Déjà de se former. A mon époque, on mettait longtemps à apprendre le fonctionnement des archives, il fallait venir de bonne heure pour les microfilms. Je sais que sur ma généalogie personnelle, je suis passé à côté de plein de choses, mais parce qu’à l’époque, il n’y avait pas tout ce qu’il y a aujourd’hui. Aujourd’hui, il y a des outils qui permettent un bon bagage. De plus, je lui conseillerai de ne pas oublier qu’être professionnel, c’est être entrepreneur, de se faire un business-plan, d’étudier le marché. Et, il faut être généraliste, mais avoir un plus : chacun à sa petite spécialité, et il faut qu’il réfléchisse à se placer commercialement parlant, le côté plaisir de se lancer dans une enquête est beaucoup moins difficile que l’aspect commercial, qu’il fasse aussi attention que son activité ne prenne pas l’eau, aujourd’hui, avec Internet on a plus d’outils.

Q : Avez-vous déjà eu des surprises dans ces recherches ?

R : Ah oui, oui ! Bonnes et mauvaises ! Il y a des profils très intéressants, on reconstitue parfois des vies, des parcours qui nous étonnent.

Q : Si vous n’avez pas Geneanet, avez-vous Filae ?

R : Je me suis abonné. C’est vraiment utile de l’avoir pour tout le monde, nous les professionnels, on le rentabilise ! ça nous ramène à ce fait : Il y a beaucoup d’outils aujourd’hui qu’il n’y avait pas il y a vingt ans.

Q : Je vous remercie, Monsieur Malhache !

R : Moi aussi.

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Pour contacter Jérôme Malhache : moc.e1603571159cnarf1603571159-eigo1603571159laene1603571159g@ofn1603571159i1603571159

Compte-rendu des journées de Toulouse

Eric Pociello Président de l’UGOH a remis à Laurie Bordera le Brevet du Jeune Généalogiste d’Occitanie, félicitations à elle! Par ailleurs Eric Pociello, aussi Président de la CJG (Communauté des Jeunes Généalogistes), a représenté la communauté lors des journées de Toulouse ce weekend.